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2 (1815)
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244
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apres la publicile scandaleuse quon ltri stdonnee et les eloges dont il est devenulobjet, il ne nous est plus permis de garderle silence.

Le gouvernement, dont la sollicilude in-quiete va souvent au-dela de ee qnon luidemände, sestimagine pendant long-lempsquil ne lui suflisaitpas de veiller aux interelsteniporels des citoyeiM; il a voulu prendre.lui-meme le soin de leur salut dans lautrevie, et la direclion des consciences est de-venue une de ses principales affaires.

Comme pour elre infaillible il ne suffit pasdetre roi ou ministre, et que la consciencedun citoyen obscur peut etre aussi droileetaussi eclairee que celledun prince ouduncourtisan ; comme dailleurs les dragons, lesgendarmes et les bourreaux sont des genstres-peu persuasifs, on a fini par croire quelempire que les gouvernans voulaient exer-cer sur les consciences etait une veritabletyrannie, et cette croyance nous a valu laliberte des cultes.

Des que cette liberte aete proclamee, cba-cun a pu servir Dieu ä sa maniere : celuiqui