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apres la publicile scandaleuse qu’on ltri stdonnee et les eloges dont il est devenul’objet, il ne nous est plus permis de garderle silence.
Le gouvernement, dont la sollicilude in-quiete va souvent au-dela de ee qn’on luidemände, s’estimagine pendant long-lempsqu’il ne lui suflisaitpas de veiller aux interelsteniporels des citoyeiM; il a voulu prendre.lui-meme le soin de leur salut dans l’autrevie, et la direclion des consciences est de-venue une de ses principales affaires.
Comme pour elre infaillible il ne suffit pasd’etre roi ou ministre, et que la conscienced’un citoyen obscur peut etre aussi droileetaussi eclairee que celled’un prince oud’uncourtisan ; comme d’ailleurs les dragons, lesgendarmes et les bourreaux sont des genstres-peu persuasifs, on a fini par croire quel’empire que les gouvernans voulaient exer-cer sur les consciences etait une veritabletyrannie, et cette croyance nous a valu laliberte des cultes.
Des que cette liberte aete proclamee, cba-cun a pu servir Dieu ä sa maniere : celuiqui