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eile gouvernerait : or , ce ne serait pas lä 1©compte des gonvernans.
Les journaux n’ont jamais ete plus unisd’opinions et d’interets que sous le regne deBonaparle; je veux dire qu’ils n’ont jamaisete plus d’accörd pour louer, pröner , ad-mirer,blamer, decrier, calomnier augre despassions et des fanlaisies du mailre. Leurtactique a fait plus de progres sous songouvernement qu’elle u’en avait fait depuisleur origine. Les six cent mille ba'ionnettesdel’empereurn' , elaientrien pourlui. C’elaientses journaux qui faisaient sa puissance j et llle savait sibien que, dans la derniere guerre ,lorsqu’il n’etait pas ä plus de quarante lieuesde Paris, il ne laissait pas parailre un seulnumero du Moniteur sans en avoir lu etcorrige lui-meme les epreuves. Cependantils n’ont pas pu lui conserver l’empire ; maisque de Services ne lui avaient-ils pas rendusjusque-la? Que d’erreurs utiles a son des-polisme n’avaient-ils pas propagees ? Qued’impostures, que delächetes ne^eur avail-ilpas fait dire , seion le besoiri et les circons-ances ? 11s onl ete bien vils et bien me-