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jöufd’liui Lyon est au comble de la felicile;demain Avignon sera dans le delire ; quel-ques jours plus tard , toutes les rues de Mar-seille rcientiront de cris d’allegresse; et il estprobablequ’ä Grenoblel’emotionsera si vive,qu’on ne pourra rien dire : toutes les voh*seront eteintcs dans les larmes.
Ce qui contribue le plus a la puissance denos journaux,ce sont l’accord et la bonneintelligence qu’on a soin d’entretenir dansleurs opinions, sur tout ce qui concerne leguuvernement; c’est cetle unite d’esprit, dedessein et de doctrine dont il ne leur estjamais permis de s’ecarler sur certaines ma-lieres.Si on leur laissaitsur ce point quelqueliberte, tout leur bon effet serait detruit. lisn’exerceraient pas moins d’influence peut-etre ; mais cetle influence serait d’une aulrenature : comme il leur arriverait souvent dene |)as elre d’accord sur des objets d’un grandinteret, le public, pour se lixer ä cetegard,serait dans la necessite d’examiner et de clioi-sir; il resullerait de la que l’opinion se for-merait, qu’elle prendrait de la consistance etde l’empire, et qu'au lieu d’etre gouvernee,
Censeur. tome ii. i3