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que Cache la polilique de la Grande-Bre-tagne. II faudrait elre bien aveugle pour nepas voir qu’elle n’a entendu nous rien cederen nous rendant nos colonies, et qu’elle estdisposee a user de sa puissance pour nousempecher de les relever et de nous en as-surer la possession. Si l’arlicle 12 du traite du3 o mai pouvait laisser quelques doutes a cetegard, les dispositions manifestees depuispar le parlement britannique ont du acheverde dissiper nos incertitudes.
Dans ce triste etat de choses , la questionde la traite des negres s’offre ä nous sous unaspect tont particulier. II ne s’agit point desavoir si eile est reprouvee par la morale, nisi eile est approuvee par la polilique 5 il sepresente une question prealable beaucoupplus pressante a resoudre. Nos colonies, dansl’impuissance ou nous place le traite de paixde rien faire pour leur defense , et dansl’etat de delabrement oü se trouve notre ma-rine , ne sont-elles pas entierement a la dis-cretion de la Grande-Bretagne ? N-est-il paspossible que nous ayions de nouveau laguerre avec cette puissance ? etsi cela arrive,