/
\ '
(175)
avons - nous quelque moyen d’empecherqu’elle nous les ravisse de nouveau ? Com-ment donc pourrait - on avoir la penseed’exlraire, ä grands frais, des cullivateursde l’Afrique pour les trausporter dans nosAntilles ? En faisant une pareille depense ,aurait-on quelque espoir d’em recueillir lefruit ? On augmenterait sans doute les ri-chesses et la prosperite de nos colonies ;mais ajouterait-on a leurs forces et a leursmoyens de defense ? Ne craignons pas de ledire ; s’il est un moyen de les conserver, cen’est point d’y porter de nouveaux esclaves •c’est, au contraire, d’y detruire l’esclavage,c’est d’alfranchir les cullivateurs, de leurdonner une patrie, et de les inleresser ä ladefendre. C’est ainsi seulement que Saint-Domingue a pu elre preserve de la domina-tion des Anglais 5 c’est en l’alfrancliissant quenous l’avons conserve ; c’est en voulant luifaire reprendre ses chaines que nous l’avonsperdu • et il est difficile de croire que l’on par->vienne ä le recouvrer, si l’on ne renonce ä1’asseiYir.
D. . . . E.