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2 (1815)
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avons - nous quelque moyen dempecherquelle nous les ravisse de nouveau ? Com-ment donc pourrait - on avoir la penseedexlraire, ä grands frais, des cullivateursde lAfrique pour les trausporter dans nosAntilles ? En faisant une pareille depense ,aurait-on quelque espoir dem recueillir lefruit ? On augmenterait sans doute les ri-chesses et la prosperite de nos colonies ;mais ajouterait-on a leurs forces et a leursmoyens de defense ? Ne craignons pas de ledire ; sil est un moyen de les conserver, cenest point dy porter de nouveaux esclavescest, au contraire, dy detruire lesclavage,cest dalfranchir les cullivateurs, de leurdonner une patrie, et de les inleresser ä ladefendre. Cest ainsi seulement que Saint-Domingue a pu elre preserve de la domina-tion des Anglais 5 cest en lalfrancliissant quenous lavons conserve ; cest en voulant luifaire reprendre ses chaines que nous lavonsperdu et il est difficile de croire que lon par->vienne ä le recouvrer, si lon ne renonce ä1asseiYir.

D. . . . E.