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encore envie , et eile s’irrite de voir quenous voulions rentrer en possession des co-lonies qu’elle nous a rendues , et que nouspuissions espererdeles voir renahre, etoffrirquelques faibles ressources a notre com-merce et ä notre induslrle. Elle ressemble äun avare qui, assis sur des monceaux d’or,convoiterait un ecu qu’il verrait dans lesmains d’un malheureux. Toute prosperileetrangere excite sa liaine et sa jalousie ; tontbonlieur qui n’est pas le sien, devlent unecalamitepour eile. Ellevoudrait elre le centreunique du commerce du monde, la seulepuissance manufacturiere du monde : eilevoudrail pouvoir aller partout puiser ä vilprix les objels necessaires ä son Industrie;pouvoir, de plus, inonder toute la terre deses marcliandises fabriquees , altirer insen-siblement a eile, de cetle maniere, les tre-sors de tous les peuples, et avoir toujoursainsi a sa disposition le moyen de les cor-rompre, de les diviser, de les affaiblir lesuns par les autres, et de les tenir tous dansla dependance et l’avilissement.
Tel est l’esprit avide , cruel ? immoral ?