depuis vingt-cinq ans , remplacement qui nepourraitevidemment s’effectuer, an moinsjdelongues annees, sans le secours de la traite.II est donc certain que les raisons politiquesqui pourraient rendre l’abolitkm de ce traficavantageuse a la Grande-Bretagne, selon.M. Clarkson , n’existent point pourlaFrance ,et que nous nous trouvons, a cetegard, dansune position beaucoup moins avantageuseque les Anglais.
Ce n’est pas tout: quand nous pouri'ionsfaire aussi librcment que l’Angleterre lecommerce des produclions de l’Afrique, etessayer de retoblir nos colonies, sans y trans-porter de nouveaux cullivateurs, nous se-rions loin encore de nous trouver dans uneposition aussi favorable que l’Angleterrepour renoncer ä la traite des Africains, etson exemple ne serait, laujours politique-ment parlant, qu’une lres*faible raison pournous determiner a abandonner ce commerce.Autant, eneffet, nos Antilles sont impor-tantes pour nous , autant celles de l’Angle-terre le sont peu pour eile; de sorte que,quand meme ses colonies d’Amerique souf-