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friraient anlant que les notres de Pabolilionde la iraite, eile se trouverait cependantperdre tres-peu, landis que nous aurionstout perdu.
On sait en efFet les immenses possessionsqu’elle a dans l’Inde. Les ressources qu’ellesolFrent ä son commerce et ä son Industriesont lellement considerables , qu’elle peutaiseinen t se passer de celles qu’elle lire deses Antilles. Ses lies d’Amerique, si l’on enexcepte la Jama'ique , ne sont d’aucune im-portance pour eile, relativement a son com-merce et a son industrie. La plupart ne luisont necessaires que comme des points derafraichissement et de relacbe , ou commedes positions qui la rendent mailresse desCommunications entre les melropoles ducontinent europeen et leurs colonies d’A-merique. Ainsi, quarid, par 1’elFet de l’abo-lition de la traite, la prosperite de ses An-tilles viendrait ä decroilre , ses interels n’enrecevraient pas la moindre alleinte , tandisque la meine cause^serait morteile pour losnotres.
On voit donc que l’Angleterre ne s’im-