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Cette conclusion , qui est tres-juste relati-vementa 1’Angleierreje serait-elleegalementä l’egard de la France? Plusieurs conditiorisnous semblent indispensables pour cela. IIfaudrait d’obord que nous pussions faire latraite des productions de l’Afrique avec lemeine avantage etla memeliberte que l’An-glelerre. Ilfaudrait, en outre, que nous pus-sions aussi facilement qu’elle nous passer dusecours de la traite des negres pour la pros-perite de nos colonies. Or, sous ces deuxpoints de vue, notre posilion differe essen-tiellemeut de la sienne. Elle a, sur la cöled’Afrique, des etablisseraens considerables,et la France n’y possede rien ; eile y regneavec despotisnie , comme partout ou eile estetablie , et il est fort douteux qu’elle nousperrait de nous y etablir a cöte d’elle. Onn’a pas oublie sans doute les exces qui furentcommis par les Anglais en 1792, contre l’e-tablissemenlqu’un capilaine francais,nommeLandolplie, avaitfondeä Ouare. «Trois mar-cbands negriers de Liverpool, dit M. iVlalte-Brun, s’enflamment de rage ä Pidee de voirla pbilantropie et le commerce francais