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On ne ravit pas, dites-vous, la liberte auxAi ricains. ]ls sont presqoe Ions esclavcs etmalheuteux dans leur paliie. S’ils s’y trouventsi ä plaihdre, pourquoi ne s’en exilenl-ils pas?Pourquoi li’accourenl-ils pas ä Lord de vosvaisseaux , et ne vont-ils pas cliercher nn sortplus licureux dans d’autres cliniats ? Pour-quoi n’en voil-on pas en Lurope ui dans voscolonies qui aientvolontaii ement abandonnel’Afrique? Je trouverais bien d’adleurs dansles maux donl vous les dites accables unmolif pour clierchera adoucir leur Situation;mais osez-vous vous prevaloir de leur unserepour excuser votre barbarie?
Les negres, ajoutez-vous, sont des peu-ples feroces / ils se font constannnent laguerre , et ils devoreraient leurs prison-niers, s’ils ne vous les vendaienl pas ; c’estdonc faire un acte d’liumanite que de lesaclieter, puisque c’est les preserver d’unemorl certaine. Grand acte d’liumanite , eneilet! vous les sauvez de la mort, et vous enfailes des betes de fatigue; vous les sauvezd’une mort prompte, et vous les allez faireperir, sur un sol elranger, d’une mort lente et
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