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cruelle ? ; vous lcs sauvez de la mort, et c’estpresque toniours vous qui avez mis leur vieen peril. N’est-ce pas, en eilet , pour vous£tre vendus, n’est-ce pas pour fournir ä voireconsommalion , qu’ils ont ete faits esclaves?Est-il bien sür que les princes africains seferaient des guerres contirmelles, s’ils avaientmoins d’inleret ä ayoir des prisonniers ; etseraient-ils si inleresses a avoir des prison-niers , s’ils ne pouvaient en trafiquer aveevous? Est-il certain aussi qu’ils devoreraientleurs prisonniers ou les imraoleraient ä leuryengeance, s’ils ne vous les vendaient pas;et n’achetez - vous veritablement que desho min es devoues ä la mort ou condamncs al’esclavage ? Combi en d’honinaes iibres nerecevez-vous pas des mains de la violenccou de l’avarice !
Vous dites que les Africains sont desliommes feroces ; et, au lieu d’adoucir leursnroeurs , vous irrilez leur ferocite, vous lestraitez de peuple stupide; et, au lieu de leseclairer, vous travaillez a les abrutir. On nesaurait, dites-vous, civiliser des negres: quandil serait vrai , cela suffit-il pour les rendreCenseur. tome ii. i i