binisme. Le premier usage qu’il doit fairede sa liberle est d’exposcr ä ses lecteurs lespassages supprimes,a(inqu’ilsle condamn.entou qu’ils l’absolvent suivanl qu’il aura tortou raison.
L’auteur de l’arlicle Adieux ä la liberldde la presse , apres avoir dil que l’esprit pu-blic devail elre considere cornme un biensuprthne qu’il s’agissail pour nous d’acquerirou de perdre presque sans reiour, ajoutait,page 55o : Malheureusement les chSsessont dejd bien avancees, et on commenced desesperer du salut de la raison. Voilaunephrase mal sonnante et sentanl l’Iieresie $la censnre devait donc eil ordonner la Sup-pression. N’est-il pas evident en effet qu’ilest tres-cortforme ä la raison qu’un citoyenqui veut faire imprimer nne reclamalioncoutre un ministre , soit oblige de lui eu de-mander la permission, et d’attendre qu’elle]ni ait etc accordce ? Lorsqu’un presidentde cour d’appel , par exemple, veut faireimprimer un ecrit, ne convient-il pas qu’ilen oblicnne la permission du prefct, soninferieur, ou meme du commis de ce prefel?