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6 (1835) De l'Allemagne, 2
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307
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DE D’ALLEMAGNE.

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tel morceau, louant ceci, blâmant cela, cejoli chasseur, car je l’avais pris jusqu’alorspour tel, se leva, prit la parole , et s'offrit aumême instant en s’inclinant devant moi d’unefaçon familière , à me remplacer , si je le vou-lais, de temps en temps dans la lecture, afin,disait-il, que je ne me fatiguasse pas trop. Jene pus m’abstenir d’accepter cette propositionpolie , cl lui présentai sur-le-champ le livre.Mais, par Apollon et les neuf Muses, sans ou-blier les trois Grâces , qu’entcndis-je à la fin !

Car tout alla bien en commençant. 11 lut aussi

«

les productions vigoureuses de Yoss, Biirger,et Léopold Stolberg, de façon à ce que per-sonne n’eût rien à dire. Mais tout à coup leSatan de la témérité sembla saisir le lecteurpar la tête , et je crus voir en personne réelle lechasseur infei’nal devant moi. Il lut des poésiesqui n’étaient pas dans l’almanach, il divaguadans tous les tons et dans tous les mètres pos-sibles. Hexamètres, iambes, vers burlesques ,et je ne sais quoi encore, tout y passa pêle-mêle, comme s’il n’eût eu qu’à les semer àpleines mains.

Que n’a-t-il pas, dans sa verve, imaginé cesoir-là ! 11 lui arrivait dans cette mêlée des