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DE I,'ALLEMAGNE.
pensées si admirables, quoique morcelées età peine indiquées, que les auteurs auxquelsil les prêtait auraient du remercier Dieu àdeux genoux, si elles leur fussent tombéesquand ils étaient à leur pupitre. Quand ons’aperçut de la plaisanterie, une hilarité gé-nérale se répandit dans l’assemblée. Il adressaquelque chose à chacun des assistons. Quantà la protection de Mécène, que je me suistoujours fait un devoir d’exercer vis-à-vis desjeunes poètes savans et artistes, quoiqu’il merendit justice batteuse d’un côté, il n’oubliapourtant pas de l’autre de m’avertir par unepetite piqûre, que je me méprenais souvent àl’égard des individus auxquels j’accordais cetteprotection; il me compara assez spirituelle-ment dans une petite fable improvisée en versburlesques, à un brave coq d’Inde, patientoutre mesure, qui couve avec une grandelonganimité une masse considérable d’œufs ,tant les siens propres que ceux des autres, etqui ne se fâche même pas, quand il arrive enpassant, qu’à la place d’un œuf véritable , onlui en glisse un de plâtre.
« C’est Goethe ou le diable! dis-je à Wiclandqui était assis à table devant moi. » L’un et