DK L’ALLEMAGNE.
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offrait et repartait. C’est ainsi qu’il avait sou-vent visité Leisewitî, avant qu’ils en vinssenta un entretien.
Sous cette apparente indifférence, il cachaitune ardente curiosité. On pouvait l’attireroù l’on voulait , comme Socrate le disaitde lui-mcmc , en lui promettant une nou-veauté, comme on.se fait suivre d’un veauavec de l’herbe. 11 savait le premier ce quela foire littéraire avait apporté de bon etde mauvais, et avait feuilleté des étalagesentiers dans les boutiques. Aucun articlede journal ne lui échappait dans lequel onparlait en bien ou en mal de lui, ou dequelqu’un de sa connaissance, quoique lalouange et le blâme lui fissent à peu près lameme impression, parce que, dès alors, c’é-taient pour la plupart des gens sans missionou des écrivains soldés qui les dispensaient.11 passait des jours entiers et souvent la moitiédes nuits, oubliant le monde entier et soi-meme, courbé sur d’énormes in-folios et in-quartos, avec une patience si infatigable qu’illes avait achevés en quelques semaines. A vraidire, son esprit prenait pâture dans le plusgrand nombre de livres, plutôt que de les