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choisil'à dessein et de faire des provisions pourles besoins h venir. C’était avec la mêmeapplication qu’il lisait de mauvaises odesanglaises et italiennes, et il était enchantéqu’elles fussent si mauvaises. Quant aux bon-nes compositions, il les copiait en tout ouen partie. Nous avons aussi trouvé dans sespapiers des traductions du Tasse et de l’Arioste,et de petites poésies grecques qui 11’ont pasété réservées pour l’impression. Comme ilapprenait dans les derniers temps l’espagnol,sa soif d’érudition avait devant lui un vastechamp, et il pouvait recueillir sur le sol mêmequi les avait produits, avec leurs couleurs etleur énergique saveur natives, tous les fruitsde f intelligence, toutes les Heurs de la poésie.
On ne le vit jamais grondeur ou distrait;quand il était dérangé dans la chaleur de salecture, il refermait tranquillement son livreet restait bienveillant de toute son âme. Unde ses amusemens chéris était de faire desbouts rimés, des parodies en commun, desimitations du hurlement des hardes qui étaitalors à la mode, ou autres semblables chargestelles que l’ode du mendiant, à la manière dePétrarque, insérée dans le Messager de Wand-