DE L’ALLEMAGNE.
d’autant plus incapable d’apprécier le génieet le caractère de Hegel, qu’il cherche à lereprésenter sous un faux jour. M. Cousin s’i-magine-t-il que Schelling lui en saura gré ?Au moyen de pareilles manigances , on peut serendre un homme officieux, mais jamais ami.Enlin, que M. Cousin se désillusionne , et qu’ilsache une fois pour toutes, qu’au milieu desphilosophes allemands, il n’est point parmises pairs.
Bien que Hegel fût si peu aimable, M. Cou-sin avoue cependant que, dès sa premièreconversation, il devina le penseur profond etcomprit toute sa portée. Aussi, de retour enFrance, a-t-il dit à scs amis : <c Messieurs,j’ai vu un homme de génie! » Ainsi, nous sa-vons à qui Hegel doit en France sa réputation.Les amis de M. Cousin n’auront pas manquéd’ajouter foi à ces paroles et de les répandre.Mais nous doutons bien fort que Hegel doivesa réputation à l’intervention de M. Cousin.L’impression , dit l’auteur , que Hegel a laisséeen moi, est profonde, mais confuse. —■ « Il« laisse à peine tomber de rares et de profon-« des paroles , quelque peu énigmatiques. »
Nous sommes étonné que M. Cousin ait