DE L ALLEMAGNE.
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absolue et si universelle qu’elle soit, rentredans le domaine de la conscience. Mais qu’est-ce donc qu’une raison dont la forme est entiè-rement étrangère au contenu ? Le contenu dela raison n’est point absolu , à moins que laforme le soit également. Voilà ce que Schel-ling entend par intuition intellectuelle , quin’est au fond destinée qu’à combler, par lasupposition de la raison absolue, les lacunesde notre connaissance. Après cela, c’est ladialectique de l’opposition du subjectif et del’objectif, qui fait disparaître une telle in-tuition, en déterminant la vraie unité. SiM. Cousin reconnaît lui-même le contenu dela raison telle que l’admet Scbelling, pour-quoi ne s’abstient-il pas de relever polémique-menl la l’orme que ce dernier attribue à la rai-son ? Quelle justesse de jugement !
Comme la raison ne peut et ne doit pointrester une forme purement subjective , l’au-teur se tord l’esprit de toutes manières pourfaire valoir sa raison contre les principes poséspar Schelling. La raison serait-elle absolue etsubjective, pour ainsi dire, par juxtaposi-tion ? La raison cousinienne est un véritableltermaphroditc, un monstre sans égal.