DE l’âLLEIVIAGXE.
a 44
La raison, bien qu’elle ne soit ni la sensi-bilité ni la personnalité , se lie néanmoins,selon l’auteur, à ces deux facultés élémen-taires. Mais quel est donc le point de liaisoncommun , si la sensibilité et la personnalitéexistent à côté de la raison ? C’est ainsi quel’auteur croit s’ôtre emparé du point de vuede Sclielling. Mais Schelling est trop philo-sophe pour accréditer toutes ces contradic-tions-la. D’après Schelling, la raison est toutensemble le subjectif et l’objectif, mais ellen’est ni l’un ni l’autre isolément. M. Cousin ,au contraire, faisant irrationnellement abstrac-tion de la forme disjonclive de la raison , s’entient exclusivement h dire que la raison n’estni le subjectif ni l’objectif.
Bien que la forme disjonctivc ne soit pointla forme véritable , M. Schelling, du moinsn’établit pas , comme M. Cousin, une raisonsans forme ; et avec de semblables notionstout-à-fait superficielles , M. Cousin va jusqu’àentrer en polémique contre Schelling et Hegel• eux-mêmes.
Dans la philosophie de Schelling , l’auteurne sait point s’expliquer l’intuition intellec-tuelle , apparemment parce que la raison , si