Druckschrift 
6 (1835) De l'Allemagne, 2
Entstehung
Seite
238
Einzelbild herunterladen
 

258

DE L ALLEMAGNE.

oserait dire à d'autres ce qu’il ne sait pas lui-même?

Quant h la philosophie de l’histoire , M. Cou-sin prétend que la Providence, qui régit l’es-prit des nations, soit un principe qui serésume dans la conscience de l’homme , etque les événemens ne soient que les moyensde reconnaître la raison et l’idée éternelledans la foule des phénomènes de l’univers.

« Turgot, qui apporta parmi nous la doc-te trine de la perfectibilité humaine, l’intro-« duisit sans l’établir, et quant à l’homme« célèbre : •— ses pensées sont plus hautes

« qu’exactes_ » 11 est plus que probable

que notre auteur abandonnera h son sort ladoctrine commencée; car, à parler franche-ment , il ne nous inspire pas une bien hauteidée de son savoir et de sa sagacité, quand ilcherche a nous régaler de données triviales ,de vieilleries insignifiantes, empruntées àl’Orient et a la Grèce.

L’auteur défend Descartes contre ceux quisoutiennent que la proposition cogito ergo sumn’est qu’un argument logique et une j>etitioprincipii; et, pour cela, il s’appuie directe-