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la conscience de notre causalité pei’sonnellc,comme l’idée de l’infini dans la nature memede l’àme. Ainsi donc , ce qui existe en soi,est, d’après le sentiment de M. Cousin, quel-que chose de purement subjectif.
Relativement à l’histoire de la philosophie,l’auteur nous fait observer que l’opposition del’idéalisme et du réalisme est aussi ancienneque la philosophie cllc-memc. La philosophieancienne part de l'a; dans le moyen-âge, lameme opposition reprend dans la lutte remar-quable du nominalisme et du réalisme. Bienque dans les temps modernes , Bacon ait érigéen principe philosophique la méthode d’ob-servation , la même opposition reparaît toutaussitôt dans Descartes et dans Locke. M. Cou-sin n’a donc pas rclléchi que cette oppositions’est, il est vrai, sans cesse reproduite , maistoujours sous d’autres formes et sous d’autrespoints de vue. M. Cousin ne dit point que lerapprochement ou la conciliation de ces deuxparties adverses constitue précisément le ca-ractère distinctif du développement étendu dela philosophie moderne. Evidemment ceci estbien pardonnable, car quel est l’homme qui