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DE l’allemagne ;
du rare talent de reconnaître et de choisir toutce que les divers systèmes philosophiques remferment de mieux, il va sans dire qu’il sauraégalement tout apprécier à sa juste valeur.Exempt de tout esprit de partialité, l’essor desa pensée est sans gène, son regard d’aigleplane librement sur les hauteurs de la philoso-phie. N’ayant enfanté aucun système , son es-prit vierge adopte tous les systèmes, et, s’ilest déjà assez heureux de posséder tant de ri-chesses , il l’est bien plus encore de pouvoiren faire part, à la multitude indigente.
L’éclectisme des Alexandrins ou des Néo-platoniciens est revêtu des caractères de pu-deur et d’amabilité. Le but principal de cetéclectisme tendait surtout h unir et h rappro-cher mutuellement les doctrines de Pythagoreet d’Aristote. Les éclectiques d’aujourd’huidiffèrent tant soit peu de leurs prédécesseurs ;d’abord ils ont entièrement perdu de vue unsemblable l’approchemcnt, puisqu’ils préten-dent composer même desélémens les plus hé-térogènes une masse compacte et solide. N’ou-blions pas de dire que M. Cousin a signaléson rang avec éclat dans celte école éclectiquemoderne. Sesfragmens philosophiques s’épar-