222
DE L’ALLEMAGNE.
être , qui a gagné les batailles de Marengo ,Austerlitz et Iéna.
Les grands hommes font prévaloir leur in-fluence , non seulement par leurs actes , maisencore par leur existence personnelle. Sous cerapport, M. Cousin ne mérite que des éloges.C’est la qu’il paraît dans une splendeur sanstache. Son exemple a fait beaucoup pour dé-truire un préjugé qui avait peut-être , jusqu'àprésent, détourné beaucoup de ses compa-triotes de se livrer tout entiers à la plus noblede toutes les tendances, il l’étude de la philo-sophie. On s’imaginait généralement dans cepavs qu’un homme , adonné il cette élude,était, perdu pour la vie pratique, que les spé-culations métaphysiques étouffaient toute in-telligence des spéculations industrielles, etqu’il fallait, pour devenir un grand philoso-phe , renoncer il l’éclat des hautes fonctions ,se vouer a une naïve pauvreté , et s’ablcnirde toute intrigue. Celle erreur, qui écartaittant de Français du domaine de l’abstraction,M. Cousin l’a victorieusement ruinée , et il amontré, par son propre exemple , qu’on peutêtre à la fois philosophe immortel et pair deFrance viager.