DE L’ALLEMAGNE.
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Quelques voltairiens , il est vrai, expliquentce phénomène par ce simple fait, que, de cesdeux qualités de M. Cousin , la dernière estseule dûment constatée. Peut-on faire une in-terprétation plus dépourvue de charité chré-tienne?
11 n’y a qu’un voltairien capable d’une sem-blable frivolité.
Mais quel grand homme a jamais échappéau persiflage de ses contemporains? Les Athé-niens ont-ils épargné au grand Alexandre lesépigrammes altiques ? Les Romains n’ont-ilspas chanté contre César des chansons inju-rieuses ? les Berlinois rimé des pasquilles contreP’rédéric-le-Grancl ? M. Cousin a le meme sortque jadis Alexandre , César et Frédéric , sortqui attend encore beaucoup d’autres grandshommes au milieu de Paris. Oui, plus l’hommeest grand , plus facilement peut le frapper laflèche de la raillerie. Les nains sont plus diffi-ciles à loucher.
Mais la masse n’aime pas la raillerie ; lepeuple, comme le génie, comme l’amour,comme les hautes forêts, comme la mer, estde nature sérieuse ; il répugne au malicieuxesprit de salon. Pour les grandes apparitions,