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DE L’ALLEMAGNE.
tournant vers Gellert. — Avez-vous lu LaFontaine ?
— Ouï, Votre Majesté; mais je ne l’ai pasimité ; je me suis efforcé d’être original.
-— En voila un; mais pourquoi n’avons-nous pas plus de bons auteurs allemands?
— Mais Votre Majesté est prévenue contreles Allemands.
— Non, je ne l’accorde pas.
— Au moins contre les écrivains allemands?
— C’est vrai ! Pourquoi n’avons-nous pas debons historiens?
— Nous n’en manquons pas non plus. Nousavons un Mascou , un Cramer qui a continuéBossuet.
— Comment est-il possible qu’un Allemandcontinue Bossuet?
— Oui, oui, et heureusement. Un des pro-fesseurs les plus savans de Votre Majesté a ditqu’il l’avait continué avec autant d’éloquenceet beaucoup plus de justesse historique.
— Mais l’a-t-il seulement compris?
— Le monde le croit.
— Mais pourquoi personne ne s’essaie-t-ilh Tacite? C’est celui qu’on devrait traduire.