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DE i/ALLEMAGNE.
magne , on en a conservé les traditions les plusgentilles ; celle-ci par exemple :
La petite race voulut un jour célébrer unenoce au château d’Eilenbourg en Saxe, et,pendant la nuit, ils entrèrent, par le trou de laserrure et par les fentes des fenêtres, dans lasalle, et ils sautèrent tous sur le plancher poli,comme des pois sur l’aire d’une grange. Surquoi, s’éveilla le vieux comte qui dormait sousle ciel de son lit élevé dans cette salle, et ils’émerveilla beaucoup à la vue de cette foulede petites gens. Alors l’un d’eux, richementvêtu comme un héraut, s’avança vers lui, etl’invita poliment et en termes convenables deprendre part a la fête. « Mais , ajouta-t-il,nous vous prions d’une chose : vous devez êtreseul ici présent ; personne de votre maison nedoit se permettre de contempler la fête enmême temps que vous, 11e fut-ce que d’un seulregard. » Le vieux comte répondit amicale-ment : « Puisque vous avez dérangé mon som-meil , je veux bien être des vôtres. » Alors onlui amena une petite femme ; de petits por-teurs de flambeaux se placèrent, et une petitemusique mystéi’ieuse commença. Le comte