DE L’ALLEMAGNE.
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ont possédé l’or, l’argent et les cliamans enabondance, car ils pouvaient se glisser partoutet sans être vus ; aucun trou n’était trop petitpour qu’ils pussent y passer, pourvu qu’il con-duisît à de riches filons. Mais les géans au con-traire demeurèrent toujours pauvres • et si onleur avait, par aventure , prêté quelque chose,ils auraient laissé des dettes gigantesques. Etpuis les géans ne voulurent jamais se convertirau christianisme. Je tire cette conclusion d’unevieille ballade danoise où les géans finissentpar se rassembler et célèbrent une noce. Lafiancée engloutit seulement à déjeuner quatretonnes de bouillie, seize entrecôtes de bœufet dix-huit poitrines de cochon, et elle but enoutre sept tonnes de bière. A la vérité lefiancé dit : Je n’ai pas encore vu de jeune fillequi eût un si bon appétit. Au nombre des con-vives était le petit Mimmering, dont la peti-tesse contrastait avec ces géans. Et la chansonfinit par ces mots : «Le petit Mimmering étaitle seul chrétien au milieu de toute cette com-pagnie païennne. »
Quant aux noces de la petite race , ainsiqu’on nomme quelquefois les nains en Aile-