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DE L ALLEMAGNE.
jeta sa pique , passa le Rhin à la nage , maislut bientôt repris et fusillé comme déserteur.L’enlant au cor merveilleux a recueilli unetouchante chanson il ce sujet :
Sur le rempart, à Strasbourg, — Ce fut untriste jour, — J’entendis le cor, le cor desAlpes retentir, —Alors jusqu'au pays je vou-lus nager, m’en aller,—Hélas ! je ne pus fuir.
A une heure dans la nuit, — Ne m’ont-ilspas arreté, — Arrêté et conduit devant moncapitaine, en son réduit. — Ab ! mon Dieu !dans les yagues bleues , ils m’ont pêché j ■—Hélas ! de moi c’est fini.
Demain matin, quand six heures sonne-ront , — Devant le front du régiment ils memèneront ;—Là il me faudra demander par-don— Et recevoir ma dernière permission 5— Hélas ! je sais cela déjà.
Mes frères , inc voilà , — Vous me voyezpour la dernière fois, — Le petit pâtre estcause de tout mon embarras. — C’est le cordes Alpes (pii a fait tous mes chagrins, —
Et je m’en plains.
U règne un charme singulier dans cettechanson populaire. Les poètes artistes s’ef-