DE L ALLEMAGNE.
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que les petits yeux obliques des autres damesde l’empire céleste, et dont le petit cœur pal-pitant renfermait l’humeur la plus folle et lescaprices les plus désordonnés. Sa joie la plusgrande était de pouvoir déchirer les plus somp-tueuses étoffes d’or et de soie. Quand elle lesentendait gémir et craquer sous ses doigts, ellese pâmait de ravissement. Enfin, quand elleeut sacrifié toute sa fortune à ce goût, lors-qu’elle eut déchiré tous ses biens et ses do-maines, elle fut déclarée, de l’avis de tous lesmandarins, incapable de se gouverner, recon-nue pour une insensée incurable, et renfer-mée dans une tour ronde.
Celle princesse chinoise, le caprice person-nifié, est en meme temps la personnificationde la muse d’un pocte allemand dont on nesaurait se dispenser de parler dans une histoirede la poésie romantique. C’est la muse qui noussourit d’un air si égaré du fond des poésies deM. Clément Brentano. Elle déchire les plusbrillantes étoffes de satin , les brocards d’or lesplus éclatans, et son aimable esprit de des-truction , sa joyeuse el florissante folie rem-plissent l’âme d’un ravissement funeste et d’unegaillarde angoisse. Depuis quinze ans, M. Bren-