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6 (1835) De l'Allemagne, 2
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DE L ALLEMAGNE.

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que les petits yeux obliques des autres damesde lempire céleste, et dont le petit cœur pal-pitant renfermait lhumeur la plus folle et lescaprices les plus désordonnés. Sa joie la plusgrande était de pouvoir déchirer les plus somp-tueuses étoffes dor et de soie. Quand elle lesentendait gémir et craquer sous ses doigts, ellese pâmait de ravissement. Enfin, quand elleeut sacrifié toute sa fortune à ce goût, lors-quelle eut déchiré tous ses biens et ses do-maines, elle fut déclarée, de lavis de tous lesmandarins, incapable de se gouverner, recon-nue pour une insensée incurable, et renfer-mée dans une tour ronde.

Celle princesse chinoise, le caprice person-nifié, est en meme temps la personnificationde la muse dun pocte allemand dont on nesaurait se dispenser de parler dans une histoirede la poésie romantique. Cest la muse qui noussourit dun air si égaré du fond des poésies deM. Clément Brentano. Elle déchire les plusbrillantes étoffes de satin , les brocards dor lesplus éclatans, et son aimable esprit de des-truction , sa joyeuse el florissante folie rem-plissent lâme dun ravissement funeste et dunegaillarde angoisse. Depuis quinze ans, M. Bren-