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DE L’ALLEMAGNE.
tano vit éloigné du monde et dans la réclusion,muré en quelque sorte dans son catholicisme -il ne lui restait plus rien de précieux à dé-chirer ! 11 a même , dit-on , déchiré les cœursqui l’aimaient, et chacun de ses amis se plaintde quelque folle injure ; mais c’est particuliè-rement sur lui-même et sur son talent poéti-que qu’il a exercé son humeur destructive.
J’appelle surtout l’attention sur une comé-die de ce poète intitulée Ponce de Leon. Il n’estrien au monde de plus en lambeaux que cet ou-vrage, «autant sous le rapport des pensées quesous le rapport du langage. Mais tous ces lam-beaux vivent et s’agitent joyeusement : on croitassister à un bal masqué de paroles el d’images.Tout cela bourdonne dans un charmant dé-sordre , et la démence qui domine produitseule une certaine unité. De fous calembourscourent dans toute la pièce comme de souples«arlequins, et frappent de tous côtés de leursbattes légères. Quelquefois s’avance une idéesérieuse , mais elle trébuche comme le Doltorebolonais. De grandes phrases blafardes s’alon-gent comme un blanc pierrot avec ses manchespendantes et ses immenses boutons; on voitsautiller de petites épigr.ammcs courbées, à