1)E L’ALLEMAGNE.
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rieux peuple. La nature avec ses apparitionsgrêles et contournées , ses fleurs gigantesque-ment fantasques , ses arbres nains , ses mon-tagnes découpées, ses fruits voluptueusementbaroques, ses oiseaux parés et bariolés, est là-bas une caricature aussi fabuleuse que l’hommeavec sa tête pointue et couronnée d’une flammechevelue, ses révérences, ses ongles démesu-rés , sa vieille et intelligente gravité, et salangue enfantine composée de monosyllabes.En ce pays , la nature et l’homme ne peuventse regarder sans rire. Mais ils ne rient pas hau-tement , parce qu’ils sont tous deux trop civi-lisés et trop polis, et pour se contenir, ils fontles grimaces les plusbizarres. Là, on ne trouveni ombre ni perspective, et sur les maisons auxmille couleurs s’élèvent l’un sur l’autre destoits tendus comme des parapluies, garnis decloches de métal retentissant , de sorte quele vent lui-même produit un son comique etdevient îûdicule en passant en ce lieu.
Dans une de ces maisons à clochettes, de-meurait jadis une princesse dont les petitspieds étaient encore plus petits que les piedsdes autres chinoises , dont les petits yeux obli-ques étaient encore plus doux et plus rêveurs