DE i/ALLEMAGNE.
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Lorsque , vers la lin de l’automne de 1828,je revins du sud (et moi aussi, la flèche brû-lante dans le sein ), ma route me conduisitdans les environs de Goeltingue, et je m’ar-rêtai, pour changer de chevaux, chez magrosse amie, la maîtresse de poste. Je ne l’a-vais pas vue depuis plus d’une année, et labonne femme me parut très changée. Sa gorgeressemblait toujours à une place forte , mais àune place saccagée. Les bastions étaient rasés;les deux tours principales n’étaient plus quedes ruines chancelantes; nulle sentinelle negardait le rempart, et la citadelle, le cœur,était brisée. Ainsi que me le dit le postillonPiper, elle avait même perdu son goût pourles romans d’Hoffmann, mais elle n’en buvaitque plus de branclevin avant de se coucher.Cela était aussi plus simple, car ces bravesgens trouvaient le brandevin dans leur logis ,tandis qu’ils étaient obligés d’aller chercherles romans d’IIoflmann a quatre heures dechemin de là, dans le cabinet de lecture deDauerlich, à Goeltingue. Le postillon Piperétait un petit homme aigre et raccourcicomme s’il avait bu du vinaigre. Lorsque jem’informai à lui de la sœur de la maîtresse de