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DE L’ALLEMAGNE.
tant pour l’Italie, m’est particulièrement chère.Une nuit d’automne, dans un jardin où unefêle s’était terminée par une illumination , onentend un colloque entre le dernier lampion,la dernière rose et un cygne sauvage. Lesbrouillards du matin s’élèvent, la dernièrelampe s’éteint, la rose s’effeuille, et le cygne,ouvrant ses ailes blanches, s’envole vei’s le sud.
Dans le pays d’Hanovre, il se trouve en ef-fet beaucoup de cygnes sauvages qui partentdans l’automne pour les contrées méridio-nales, et qui nous reviennent dans la saisonchaude. Ils passent sans doute l’hiver dans lepays d’Afrique; car nous trouvâmes une lois,dans le sein d’un cygne mort, une flèche quele professeur Dlumenhacli reconnut pour unearme africaine. Le pauvre oiseau était revenu,la flèche dans sa poitrine, à son nid du nordpour y mourir. Maint autre cygne n’a peut-être pas eu la force d’accomplir son voyage;et il est peut-être resté à languir dans un dé-sert de sable brûlant, ou bien est-il perché ence moment, avec ses ailes affaiblies, sur quel-que pyramide égytienne , jetant des regardsdouloureux du côté du nord, vers sa fraîcheretraite d’été, dans le pays d’IIanovre.