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6 (1835) De l'Allemagne, 2
Entstehung
Seite
54
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OE lallemagne.

teignis la lin de lhistoire; mais jamais je nou-blierai le jour je lus le récit de ce malheu-reux combat le chevalier fut si tristementvaincu.

Cétait un triste jour : de laids nuages griscouvraient un ciel gris ; les feuilles jaunies sedétachaient douloureusement des arbres ; delourdes larmes de pluie étaient suspendues auxdernières fleurs, qui inclinaient mélancoli-quement leurs têtes mourantes. Les rossignolsavaient depuis long-temps cessé de chanter;limage de la décadence de toutes choses men-vironnait de toutes parts, et mon cœur faillit sebriser lorsque je lus comment le noble chevalierse trouva étendu tout poudreux et tout meurtrisur le sol, et comme sans lever sa visière, éle-vant vers son vainqueur une voix creuse et af-faiblie qui semblait sortir du fond dune tombe,il lui dit : « Dulcinée est la plus belle dame delunivers, et moi le plus malheureux des che-valiers du monde entier; mais il ne convientpas que ma faiblesse me fasse nier cette vérité...Percez-moi de votre lance , chevalier ! »

Ilélas ! cet éclatant chevalier du croissantdargent, qui vainquit le plus vaillant et le plusnoble des chevaliers, cétaitun barbier déguisé..