UE L ALLEMAGNE.
nécessaires, qu’après la mort de sa noble pro-tectrice , il ne fut pas éloigné de s’offrir à lacélèbre Catalani pour l’accompagner dans sesvoyages.
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Comme je l’ai dit, la propagation de l’élé-gance est le principal mérite de M. Schlegel -,et, grâce à lui, il se glissa un peu de civilisa-tion dans la vie des poètes de l’Allemagne.Goethe avait déjà donné un exemple pleind’influence ; il avait montré qu’on peut êtrepoète allemand , et cependant être un hommede bonne compagnie. Autrefois , nos poètesallemands méprisaient toutes les formes con-ventionnelles j et le nom de pdète allemand ,ou le mot de génie poétique, avait la plusignoble signification. Un poète allemand étaitalors un homme qui portait un habit râpé eten lambeaux ; qui confectionnait pour'un écudes pièces de vers a l’occasion des mariages etdes baptêmes j qui s’enivrait loin de la bonnecompagnie où il n’était pas admis, et qu’ontrouvait quelquefois, le soir, étendu sur lesdalles de la rue, sentimentalement caressé parles rayons amoureux de Phébé. Quand ces gens-là devenaient vieux , ils avaient coutume de seplonger encore plus profondément dans leur