DE L’ALLE MAGNE.
chose alla bien ; et, lorsque l’école prit unemauvaise lin , il poussa ses études dans uneautre voie.
Bien que l’école soit tombée en ruines , lesefforts de M. Schlegel ont eu cependant debons résultats pour notre littérature. 11 avaitsurtout montré comment on pouvait traiterdes objets scientifiques dans un langage élé-gant. Auparavant, nul écrivain allemand n’o-sait écrire un livre scientifique dans un styleclair et agréable : on écrivait dans un langagesec et diffus, qui sentait affreusement le tabac etla chandelle. M. Schlegel est du petit nombredes Allemands qui ne fument pas de tabac ,vertu qu’il doit a la société de madame deStaël. En effet, il doit a celte dame ce poliextérieur qu’il a pu faire valoir en Allemagneavec tant d’avantages. Sous ce point de vue ,la mort de l’admirable madame de Staël futune grande perte pour ce savant Allemand,qui trouvait, dans son salon , tant d’occasionsde connaître les modes nouvelles, et qui, ensa qualité de son accompagnateur dans toutesles capitales de l’Europe , pouvait voir le beaumonde et s’approprier les plus belles manières.Ces habitudes de société lui étaient devenues si