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6 (1835) De l'Allemagne, 2
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DE LALLEMAGNE.

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misère. Il est vrai que cétait une misère sanssouci, ou accompagnée clun seul souci , àsavoir lon buvait le plus de schnaps pour lemoins dargent.

Cest ainsi que je métais toujours repré-senté un poète allemand. Que je fus doncagréablement surpris, lorsquen lannée 1 819,tout jeune encore et visitant luniversité deBonn, jeus lhonneur de voir face à face legénie poétique et la personne de M. Auguste-Guillaume Schlegel ! Après Napoléon , cétaitle premier grand homme que je voyais , et jenoublierai jamais cette vue ineffable. Jé-prouve encore aujourdhui la sainte terreurqui pénétra mon âme, quand je me trouvaidevant sa chaire , et que je lentendis parler.Je portais alors une redingote de hure blanche,une toque rouge, de longs cheveux blonds,etje navais pas de gants. Mais M. Auguste-Guillaume Schlegel avait des gants glacés, etil était entièrement habillé daprès la nouvellemode parisienne ; il était encore tout odorantdu parfum de la bonne compagnie et de leaude mille-fleurs quil ne sétait pas épargnée :cétaient lélégance et la gentillesse en per-sonne; et, lorsquil parla du grand chancelier