8
DE L’ALLEMAGNE.
vée à son premier mari, et qui passa avec luidans le sein de l’église catholique.
Je crois que Frédéric Schlegel en agit sé-rieusement avec le catholicisme. Je le croisde lui ; de beaucoup de ses amis , je n’en croisrien. En pareille circonstance , il est assez dif-ficile de s’assurer de la vérité. L’hypocrisieest la sœur jumelle de la religion, et elles seressemblent tant toutes les deux , qu’il estquelquefois impossible de les distinguer. C’estla même figure, le même costume, le mêmelangage. L’une est cependant plus molle dansson parler, et ce mot amour vient plus souventsur ses lèvi’es. Ici, en France , l’une de cessœurs est morte, et l’autre en porte le deuil.
Depuis l’apparition du livre de madame deStaël sur l’Allemagne , Frédéric Schlegel aencore gratifié le public de deux grands ou-vrages qui sont peut-être ses meilleures pro-ductions , et qui méritent en tout cas la men-tion la plus favorable. Ce sont : la Sagesse etla langue des Indiens , et ses Leçons sur l'his-toire de la littérature. Par le premier de cesouvrages , il n’a pas seulement introduit parminous l’étude du sanskrit, mais encore il l’a