DE L ALLEMAGNE.
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«èrentjusqu’à dire que celle production étaitun véritable chef-d’œuvre, et ils ne craignirentpas de prophétiser que le roman de Lucindeserait regardé un jour comme le meilleur livrede la littérature allemande. L’autorité auraitdû faire justice de ces gens-là , comme on laiten Russie pour les prophètes qui annoncentun malheur public , et qu’on enferme jusqu’àce que leur prédiction soit accomplie. Non ,les dieux ont préservé notre littérature de cettegrande calamité : le roman de Schlegel futbientôt repoussé à cause de sa nullité effrénée,et maintenant son ressentiment s’est tout-à-faitévanoui. Lucinde est le nom de l’héroïne duroman ; c’est une femme composée de sailliescl de sensualités. Les défauts du roman vien-nent de ce qu’elle n’est pas femme, mais unecomposition mal combinée des deux abstrac-tions : l’esprit et la sensualité. La mère deDieu pardonnera peut-être à l’auteur de celivre ; mais les muses ne lui pardonneront ja-mais. Un roman semblable, nommé Florentin,fut attribué par erreur au défunt Schlegel. Celivre est, dit-on , l’ouvrage de sa femme , tilledu célèbre Moïse Mendelsohn qu’il avait cnlc-