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DE L’ALLEMAGNE.
taient ses longs regards de voyant, et là seu^lement il reconnaissait tout ce qui s’offrait debrave et d’heureux. Mais, dans les douleursde notre âge, le pauvre Frédéric Seldegel nedevinait pas les douleurs d’un enfantement etd’une résurrection ■ il ne voyait que l’agonieet les gémissemens de la mort, il ne se doutaitpas pourquoi se déchirait le rideau du temple,pourquoi la terre tremblait et les rochers s’é-croulaient 5 et la crainte de mourir lui litprendre la fuite , et l’obligea de se réfugier aumilieu clés ruines tremblantes de l’église. L’au-teur de Lucinde trouva ce lieu approprié à ladisposition de son âme. 11 avait dépensé danssa vie un excès de présomption et de gaietéqu’il trouvait coupable , et il se sentait le be-soin d’expier ces péchés de sa jeunesse et deson âge mûr. 11 se lit catholique.
Lucinde est un roman. C’est, avec quelquespoésies et le drame A’Aïnrcos imité de l’es-pagnol, la seule composition originale qui aitété laissée par Frédéric Schlegel. Dans lestemps , les louanges ne manquèrent pas auroman ; alors le révérend M. Schleyermachcrécrivit et publia des lettres remplies d’enthou-siasme v sur la Lucinde. Des critiques s’avan-