DE l’alle magne.
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sympathie profane pour ces restes du paganisme, pour
ces beaux temples et ces belles statues qui bien avant la
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naissance du Christ n’appartinrent plus à une religionmorte, mais à l’art qui vit éternellement. Un jour que jefuretais à la bibliothèque, les larmes me vinrent aux yeuxen lisant la défense des temples grecs par Libanius. Levieil Hellène conjurait les dévots barbares, dans lestermes les plus touchants, d’épargner ces chefs-d’œuvreprécieux dont l’esprit plastique des Grecs avait orné lemonde. — Inutile prière ! — Les Heurs du printemps del’humanité, ces monuments d’une période qui ne refleu-rira plus, périrent à jamais sous les efforts d’un zèle des-tructeur... — Non, s’écria mon savant ami en continuantson oraison, je ne m’associerai jamais, par la publica-tion de cet ouvrage, à un semblable méfait j non, je doisle brûler, comme j’ai brûlé les autres. O vous! statuesde la beauté, statues brisées, et vous, mânes des dieuxmorts, ombres bien-aimées qui peuplez les cieux de lapoésie, c’est vous que j’invoque ! Acceptez cette offrandeexpiatoire, c!est à vous que je sacrifie ce livre !
Et Henri Kitzler jeta son manuscrit au feu qui pétillaitdans la cheminée, et de la Magnificence du christia-nisme il ne l’esta bientôt qu’un tas de cendres.
Ceci se passa à Goettingue, dans l’hiver de 1820, quel-ques jours avant cette fatale nuit du premier jour de l’anoù l’huissier académique, Doris, reçut une si terriblevolée de coups, et où quatre-vingt-cinq cartels furentlancés entre les deux partis opposés de la Burschenschaft