DE l’aLLEMAGNE.
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teurs poussent devant eux les bœufs et les vaches : ons’avance sur de stériles montagnes, on traverse desplaines de sable brûlant où paraissent de temps à autrequelques groupes épars de palmiers élancés, éventailsde verdure aux ombres rafraîchissantes. Les serviteurscreusent des citernes. Doux et tranquille Orient ! Paysaimé du soleil ! Que le repos est doux sous tes tentes !O Laban , que ne suis-je le pasteur de tes troupeaux !Pour l’amour de Rachel, je serais heureux de servirsept années, et sept autres encore pour Lia aux yeuxchassieux, que tu me donnerais par-dessus le marché !Je les entends bêler, les brebis de Jacob, et je voiscelui-ci tenir devant elles les verges bariolées, à l’heureoù, dans la saison nouvelle, les troupeaux s’acheminentà l’abreuvoir. Les brebis tachetées sont à nous mainte-nant. Cependant Ruben rentre à la maison et apporte àsa mère un bouquet de judaïm qu’il a cueilli dans leschamps. Rachel demande le judaïm, et Lia est prête àle lui donner, si Jacob veut dormir près d’elle la nuitprochaine. — Qu’est-ce que le judaïm? Les commen-tateurs se sont vainement cassé la tête pour le savoir.Luther n’a rien trouvé de mieux que d’appeler aussi cesfleurs judaïm; la Vulgate les appelle mandragores. Cesont peut-être les gelbveiglein de Souabe. — L’histoiredes amours de Dina et du jeune Sichem m’a fortementtouché. Mais il paraît qu’elle n’a pas produit la mêmeimpression sentimentale sur Simon et Lévi, les deuxfrères de la jeune fille. C’est une horreur de les <voir