cette manière ïe revenu moyen d’une terre peut êtreestimé avec bien moins d’incertitude en le calculant surquinze années, qu’en ne faisant cette évaluation que surun temps plus court, sur-tout pour les terres de médiocrevaleur, que, dans certains pays, on laisse ordinairementreposer pendant cinq ou six ans pour les remettre ensuiteen culture.
Les officiers municipaux et commissaires-adjoints ob-serveront donc d’évaluer le revenu imposable de chaquepropriété pour 179 i, eu égard au produit moyen qu’ellepeut donner en suivant la culture généralement usitéedans le pays, et sans égard il l’espèce de fruits dont elleest chargée ou doit l’être dans l’année : ainsi sept arpensde terre de qualité égale, dont deux seraient ensemencésen blé, un en luzerne, un en lin, un en avoine, et lesdeux autres ne donnant cette année aucune production,et étant simplement cultivés pour être ensemencés pendantl’automne ou le printemps suivant, devront être évaluésau même taux et cotisés k la même somme, soit qu’ilsappartiennent k un seul propriétaire ou k plusieurs,quoique les uns ne doivent donner aucune récolte, etqu’il y ait lieu de croire que les différences de fruits enoccasionneront dans la valeur de celles que donnerontles autres. De plus, quand bien même la récolte du bléserait estimée ne pas devoir être égale dans chacun desdeux arpens, parce qu’ils n’auraient reçu ni la mêmeculture ni les mêmes engrais, iis doivent toujours êtrecotisés k la même somme.