Les terres ne portant pas toutes chaque année, ou lefaisant très-inégalement, pour connaître le revenu impo-sable d’une terre, il faudra, conformément à i’article IIIdu titre I, le calculer ( i ) sur un nombre d’années déterminé.Celui de quinze ans a paru plus convenable pour lesterres qui produisent le plus ordinairement des blés, desorges , des avoines, des chanvres, des lins, et autresplantes annuelles ; il est possible de compter que, danscet espace de temps , ces terrains produiront successi-vement les fruits dont la culture, étant la plus usitée dansle territoire, en fait la véritable valeur.
Cet espace de quinze ans a permis également dacomprendre dans cette estimation les terres que l’onconvertit, pendant quelques années, en prairies artifi-cielles ; et comme le véritable revenu d’une terre se com-pose des productions diverses que l’on en obtient, onne peut bien en faire l’évaluation qu’en la calculant surun nombre d’années pendant lesquelles on puisse cultiverplusieurs des principales productions.
En outre, pendant quinze années, il y a lieu d’espérerque quelques récoltes abondantes dédommageront decelles des années malheureuses, pendant lesquelles dessécheresses , des pluies, des hivers rigoureux, des grêles,des débordemens de rivières , d’autres accidens dimi-nuent et même détruisent quelquefois les récoltes. De
(i) Cette disposition a été changée par la ioi du 3 frimaire an 7*article LVI.