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On peut aussi prendre dans ie territoire quelques exemplesdes différentes qualités de terre et de production, et s’enservir pour évaluer, par comparaison, celles qui aurontdes caractères semblables.
Mais une grande connaissance des récoltes que donneun territoire, des avances et des frais qu’elles exigent,peut suppléer amplement à tous ces calculs, ainsi que leprouve l’expérience, presque toujours sûre, de ceux quidonnent ou prennent à bail des propriétés territoriales.Le prix moyen des fermages est le véritable produit net,dans lequel il ne faut pourtant point comprendre l’en-tretien des bâtimens nécessaires à l’exploitation, et dontil faut aussi déduire le loyer ou l’avance des bestiauxdans les pays où ils sont fournis par le propriétaire dufonds.
H faudra donc que chaque estima teur se pénètre de cesprincipes, et se dise à lui-même : « Si j’étais propriétaire» de ce bien, je pourrais trouver à l’affermer raisonna-
blement tant ; si j’étais dans le cas d’être fermier, je33 pourrais en rendre la somme de. . . . n c’est-à-dire leprix que serait afFerrnée cette propriété , lorsque, pourson exploitation, le propriétaire ne fournirait ni bâtimens.ni bestiaux, ni instrumens aratoires, ni semences, maisserait chargé d’en acquitter la contribution foncière.
Dans quelques parties de l’État , si le propriétairene fournissait point de bâtimens, et si, dans d’autres , ilne donnait pas en même temps des bestiaux, des instru-mens de labourage et des semences, il lui serait difficile.