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1 (1804)
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On peut aussi prendre dans ie territoire quelques exemplesdes différentes qualités de terre et de production, et senservir pour évaluer, par comparaison, celles qui aurontdes caractères semblables.

Mais une grande connaissance des récoltes que donneun territoire, des avances et des frais quelles exigent,peut suppléer amplement à tous ces calculs, ainsi que leprouve lexpérience, presque toujours sûre, de ceux quidonnent ou prennent à bail des propriétés territoriales.Le prix moyen des fermages est le véritable produit net,dans lequel il ne faut pourtant point comprendre len-tretien des bâtimens nécessaires à lexploitation, et dontil faut aussi déduire le loyer ou lavance des bestiauxdans les pays ils sont fournis par le propriétaire dufonds.

H faudra donc que chaque estima teur se pénètre de cesprincipes, et se dise à lui-même : « Si jétais propriétaire» de ce bien, je pourrais trouver à laffermer raisonna-

blement tant ; si jétais dans le cas dêtre fermier, je33 pourrais en rendre la somme de. . . . n cest-à-dire leprix que serait afFerrnée cette propriété , lorsque, pourson exploitation, le propriétaire ne fournirait ni bâtimens.ni bestiaux, ni instrumens aratoires, ni semences, maisserait chargé den acquitter la contribution foncière.

Dans quelques parties de lÉtat , si le propriétairene fournissait point de bâtimens, et si, dans dautres , ilne donnait pas en même temps des bestiaux, des instru-mens de labourage et des semences, il lui serait difficile.