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1 (1898)
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donnés par ces manuscrits ne fournissent-ils pas la preuve de l'authenticité desrevendications généalogiques des récipiendaires. Est-il besoin d'ajouter que lesgénéalogies nous inspirent trop de défiance, pour que nous osions les consulter?Et alors même qu'il en existerait de rigoureusement exactes, nous y trouverionstout au plus l'explication des combinaisons héraldiques présentées par les sceaux,c'est-à-dire que nous y verrions, d'une façon certaine, en souvenir de quellealliance tel personnage brise de telle et telle façon ou porte, réunies avec lessiennes, ou à la place de celles-ci, les armoiries d'une autre famille.

Les documents d'intérêt privé fournissent de précieuses indications sur lacommunauté de souche de familles que nous voyons posséder, ensemble, desbiens dont la provenance remonte, généralement, à un ancêtre commun. C'estainsi qu'un acte de 1546 permet de constater la proche parenté entre les Serclaes,les Swaef, les Clulinc, les Hontleloze et, peut-être aussi, les Saint-Géry (1). Or,les 't Serclaes sont notoirement issus des Leeuw, et détail significatif lesarmes des quatre autres familles contiennent également du moins quelquefois l'emblème de ce lignage la question des émaux naturellement réservéeen particulier en ce qui concerne les Hondeloze ; mais nous croyons ne pas noustromper en considérant comme blason spécial de ceux-ci l'échiqueté des 2° et5 e quartiers, et, d'autre part, les 1 er et 4 e comme une combinaison des insignesdes Leeuw et des Serroelofs. Quant aux Clulinc, Y Histoire de Bruxelles leurassigne, entre autres, avec les trois Ileurs de lis, au pied coupé, un écusson encœur aux armes des Leeuw, et ce sont les armes présentées par le sceau deRenier Clulinc, dit de Zegbeleere, en 1501-81, avec cette nuance que le lion yest couronné, ainsi qu'il l'est souvent dans les armes d'autres familles affiliées auxLeeuw.

A dire vrai, si l'héraldique peut servir de guide pour déterminer le lignage d'unéchevin bruxellois, il convient de ne point se départir, sous ce rapport, d'unecertaine circonspection, à preuve quelques exemples que nous empruntons auregistre du lignage de Weert (2). Ils ont trait à des personnages appartenant àcelui-ci et portant, non pas les armoiries de Weert, ni aucune allusion à cesarmoiries, mais les emblèmes d'un autre des sept lignages et, qui plus est,quelques-uns de ces personnages portent même le nom d'un de ces derniers.

Jean Goddijn, 1544, porte : Clutinc, à un franc-quartier de Leeuw (le lion

van den Nieuwenhove, Louis de Hertoghe, Jean van Orley, Jean de Canter, Corneille vanDiedeghem, Jacques Rampaert, Jean Boote, Léon van den Torre, sire Jean van Mons, Arnouldvan Pede et maître Philippe van Meerbeke (reg. du lignage de Leeuw, aux Arch de la Ville deBruxelles).

En 1485, assistèrent à l'élection du lignage de Rodenbeke, les quatorze membres de celui-ci :six van den Heetvelde, Jean van Buijssegem, Arnould van Pede, Arnould van Elst, Henri vanCattenbroeck, Henri uijtten Grecht, Antoine van Weerde, Jean Cloete (reg. du lignage deRodenbeke; ibid.).

(1) Il se trouve imprimé dans la Table chronologique des chartes et diplômes, etc., deM. A. Wautf.rs, T. VIII, Introduction, p. xxx.

(2) Archives de la Ville de Bruxelles.