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Gillis van den Waile, surnommé le Long Gilles, vassal du comte de Flandre(1283), suspend son écu, au moyen d'une lanière, aux cols de deux lévriers;
Jean Surlet, échevin de Liège, 1292, accoste son écu de deux lévriers sautil-lants, adossés;
Iiabodo de Piscina (Weiher), chevalier, en 1529, porte : deux lions;le sire de Lippe, en 1547 : deux hommes, l'un nu, l'autre vêtu;
Michel de Leeu, patricien bruxellois, en 1557 : deux hommes sauvages ;Jacques de Guistelle, chanoine de St-Aubain, à Namur, en 1559 : deux êtreschimériques;
Benoit du Gai, marchand de Paris, en 1585 : deux léopards (1).
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Les tenants et supports sont dépourvus de toute signilication héraldique jusqu'auxvi e siècle. Aux Pays-Bas espagnols, l'édit de 1616 leur attribua quelqueimportance.
Avant cette époque, on s'en servait un peu au hasard, au gré de sa fantaisie, et,en changeant de sceau, on changeait de tenants ou supports. Le fils en avaitd'autres que le père, et des frères employèrent rarement les mêmes. Souvent, onsemble s'en être rapporté au goût du graveur. Quoi qu'il en soit, certains supports,par exemple les deux léopards lionnés, assis, et, quelquefois, adossés, ne sontautre chose que des clichés excessivement répandus, surtout au xiv° siècle.Quelques régions avaient une préférence marquée pour l'une ou l'autre catégoriede tenants et supports, comme, par exemple, le Hainaut pour le chevalier marinqui tient les écus des Fourneau, des François, des Ilallet, des Penaville, etc.
En Allemagne, encore de nos jours, la plupart des anciennes familles ontdédaigné le choix de tenants ou de supports, bien que leurs aïeux en aient placésur leurs sceaux, tout comme dans les autres pays.
Voici quelques exemples établissant que, jusqu'au xvi e siècle, les tenants etsupports jouèrent un rôle purement sphragistique :
Louis de Namur porte, en 1568, deux léopards lionnés, ailés, et, sur le sceaudont il se sert en 1574 et 1577, un homme sauvage et une femme, coiffée d'unesorte de béguin;
Hugues de Melun, sire d'Antoing, etc., en 1571 et 1592 : deux hommes
(1) Dans sa monographie des fourrures du moyen âge, Hohenlohb représente le sceau deLéon, fils de Qodefroid, châtelain de Bruxelles, du commencement du xm e siècle, et estimeque le lion dont l'épaule est chargée du bouclier (au sautoir) constitue une allusion au prénomde ce personnage. Il nous semble plus logique d'y voir le lion du Brabant. Des exemplesd'autres feudataires posant leur écu sur un lion, emprunté aux armes de leur souverain, nesont pas précisément rares. Tel est, entre autres, le cas de Henri, fils de sire Gilles de Wisse-kerke (1292), et le lion sur son sceau est celui de Hollande.