On trouve ci-dessous la reproduction des deux sceaux (1).
** *
Officiers,vassaux, etc., adoptant les armes de leurs maîtres, etc.
Au moyen âge, on ne l'ignore pas, il était permis à chacun d'adopter desarmoiries, et ce droit, pour relatif qu'il fût, appartenait au roturier aussi bienqu'au patricien et au noble.
Les officiers de justice, échevins, vassaux, tenanciers adoptèrent fréquemmentl'un ou l'autre meuble héraldique de leur souverain, suzerain ou seigneur, ou bienencore de leur ville.
C'est ainsi qu'on retrouve les trois chevrons des anciens burgraves d'Anversdans les armoiries d'un grand nombre de familles de cette cité et de ses environs.La ville de Lierre et l'abbaye de Tongerloo, voisines d'Anvers, scellent de troischevrons, de même que beaucoup de familles habitant Lierre ou dépendant deTongerloo. La fleur de lis, au pied coupé, emblème des Rotselaer, Aerschot,Wesemael, Lierre, etc., se rencontre, seule ou en nombre, sur les écus debeaucoup de leurs vassaux.
Les trois pals de bien des armoiries malinoises et brabançonnes indiquent desliens de vasselage avec la famille Berthout; on les rencontre, en franc-quartierou sur un écusson, dans celles de plusieurs échevins de Malines.
Les trois flanchis de Bréda sont très fréquents dans les blasons de vassaux decelte baronnie et de familles de Berg-op-Zoom et des alentours. Beaucoupd'échcvins de Heusden, en Brabant, scellent de la roue des puissants dynastes deIleusden.
Le chevron qui orne tant d'armoiries hennuyères ne serait-il pas une réminis-
(1) Comme ils n'offrent plus assez de relief pour que nous puissions espérer obtenir desclichés suffisamment nets, directement, sur des moulages, force nous est de les donner d'aprèsdes dessins, dont nous assurons la fidélité la plus absolue, sauf pour le trait abréviatif au-dessusde l'y, sur le second sceau, trait que nous n'avons pas retrouvé sur l'original.