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1 (1898)
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Personnages portant deux blasons et davantage.

Dans le même ordre d'idées, citons des exemples de seigneurs qui portent surleurs contre-scels d'autres armoiries que sur leurs sceaux mêmes, c'est-à-dire surceux-ci le blason familial, et sur ceux- les emblèmes d'une seigneurie.

Tel est le cas des suivants :

Jean d'Audenarde porte, en 1:277, sur son sceau équestre, le fascé, d'Audenarde,et, au contre-scel, l'écu du Rosoy;

Louis de Beaujeu, chevalier en 1295, sur son sceau équestre : un lion et unsemé de billettes, et, au contre-scel : un poisson recourbé ;

Jacques de Châlillon, sgr. de Leuze et de Condé, en 1295, sur son sceauéquestre, ses armes familiales et, au contre-scel : un écu à la bande;

Raoul, comte d'Eu et de Guines, en 1552, sur son sceau équestre : un lion etun semé de billettes, et, au contre-scel : un écu plain à la bordure engrêlée;

Rasse de Gavre, sgr. de Liedekerke et de Bréda, en 1289 : sur son sceauéquestre : trois lions, et, au contre-scel parti de Gavre et de Bréda ;

Gérard, sgr. de Hornes, de Perwez, etc., en 1524 : sur son sceau équestre :les trois huchets de Hornes, et, au contre-scel : les deux poissons d'Altena ;

Arnould, comte de Looz et de Chiny, en 1257 : sur son sceau équestre : l'écude Looz (ici : un fascé, de 8 pièces) et au contre-scel : l'écu de Chiny;

Jean, vicomte de Melun, en 1548 : sur son sceau équestre : les armes deMelun, et, au contre-scel : une croix tréfléè resarcelée.

Philippe, marquis de Namur, en 1212 : sur son sceau équestre : un écu à deuxbarres, lequel écu, vu seulement à moitié, doit représenter le chevronné, ou lestrois chevrons, de Hainaut ancien ; le même prince porte sur son contre-scel :l'écu de Flandre, brisé d'un bâton, qui est de Namur;

On peut encore citer, à ce propos, le sceau d'Everard, comte de la Mark, de1289, qui porte, à l'avers, simplement la l'asce échiquetée, tandis que, au revers,celle-ci est sommée d'un lion issant.

Mais il ne convient évidemment pas de ranger dans cette même catégoriel'exemple de :

Lambiers li Tonliniers (Tollenaere), qui, en 1285, scelle d'un écu à trois châ-teaux, ou portes crénelées à trois tours, tandis que le contre-scel présente un écu àun seul meuble de cette espèce. Ici, c'est, sans aucun doute, l'exiguïté de cet écudu contre-scel qui a engagé le personnage à n'y faire graver qu'un seul meuble,la représentation de tous devant les rendre trop minuscules.

Relevons, enfin, le cas de Alanus Nuz, legum professor, qui, en 1292, scelled'un écu au lion, ledit écu surmonté d'un autre écu, plus petit, à l'écusson plain,accompagné de six macles en orle.

Les détails manquent pour résoudre le problème héraldique que présente cecurieux sceau de savant.