De l'importance des sceaux.
Comment a-t-on pu traiter si longtemps avec indifférence, dans la publicationdes cartulaires et des inventaires d'archives, la partie la plus importante desdocuments, les sceaux,
leur signature,
et qui, par les détails archéologiques et épigraphiques, offrent un critériumabsolument certain de l'authenticité des pièces auxquelles ils se trouvent apposés !
Si, au point de vue archéologique, les sceaux présentent la mine de renseigne-ments la plus sérieuse, la nature et le but de notre travail nous astreignent à netraiter ici que du rôle qui leur est assigné dans les études historiques.
Ce rôle est très considérable.
Tâchons de l'établir brièvement.
A. Les sceaux complètent très fréquemment les données des actesau sujet des personnages.
Exemples :
Pierre van Belle (de Bailleul), en 1574, est caractérisé, par son sceau : comme
maréchal de Flandre;
Jean Baeck, en 1484-91 : comme lils de Jean (1)
Guillaume de Berchem, en 1299 : comme seigneur de Ranst;
Godefroid de Blehcn, en 1574 : comme sire d'Abée;
Léon van der Borch (de Castro), 1558 : comme Léonins de Wolve (Woluvve?),
miles, dictus in Castro;
Daniel de Bouchout, en 1515-15 : comme sire de Sterrebeek et de Saventhem ;Jean, sire de Wickrath, 1580 : comme Jean van Broekhuizen, sgr. de Wickrath;Hellin de Cysoing, 1291 : comme ber de Flandre;
Richard, le maréchal, 1574 : comme Richard, maréchal (de Luxembourg),
chevalier, seigneur de Daun ;
Wouter Loenijs (= lils de Léon), 1579 : comme Gauthier d'Erp;
Richard, le lombard, bourgeois de Siegburg, 1508 : comme Richard Garet;Rasse, sire de Boulaere, lils de sire liasse de Gavre, en 1289 : comme lils aîné
du sgr. de Liedekerke ;
Une d"° van Giessen, non citée par son prénom, dans un acte de 1564 : comme
Joffer Dierch v Ghiesse ;
Daniel de Gobi', 1567 : comme seigneur de ce lieu ;
Jean de Gossoncourt, en 1574 : comme châtelain de Louvain ;
(1) Un très grand nombre de sceaux établissent, de façon analogue, la filiation des personnages.